Le port fonctionnant à 25 % de sa capacité, cette situation risque d'aggraver les problèmes liés aux chaînes d'approvisionnement.
Legouvernement de Xi Jinping a de nouveau pris des mesures drastiques et instauré de nouveaux confinementsliés au coronavirus, ce qui va mettre encore davantage à rude épreuve les chaînes d'approvisionnement et, par conséquent, alimenter l'inflation. À l'heure actuelle,le port de Shanghai retient plus de 500 navires qui attendent de pouvoir charger ou décharger leurs marchandises. Il s'agit du premier port mondial.
En raison de ces mesures de confinement,les usines chinoises ne fonctionnent qu’à un rythme très réduit.Les transports étant suspendus, on puise dans les stocks. En effet, l'un des principaux dirigeants de Huawei s'est montré catégorique cette semaine dans ses prévisions. « Si Shanghai ne parvient toujours pas à reprendre le travail et la production, à partir de mai, tous les acteurs technologiques et industriels impliqués dans la chaîne d'approvisionnement de Shanghaifermeront complètement, en particulier l'industrie automobile ! »
Dans ce contexte, le premier port mondial, quia dépassé les 47 millions de conteneurs traités en 2021, et les usines de la ville de Shanghai, dont dépend en grande partie l'économie mondiale, restent sous pression. Des entreprises commeVolkswagenontdéjàdéclaré se sentir « gravement touchées ». Cela les a amenées à se déclarer « incapables » de répondre à la demande actuelle.
Concrètement,pour l'ensemble des consommateurs, cela se traduira par une pression accrue sur l'inflation, qui s'élève déjà à 9,8 % en Espagne. Alors que la demande se maintient ou augmente et que l'offre de produits diminue, les prix continueront de grimper encore davantage : une tempête parfaite qui s'ajoute à la guerre en Ukraine et qui s'est traduite par une hausse notable des prix de certains produits de première nécessité.
Le port fonctionnant à 25 % de sa capacité, la situation risque d'aggraver les problèmes de chaînes d'approvisionnement apparus à la suite de la pandémie en 2020, et qui n'avaient toujours pas été résolus. À cela s'ajoutent les difficultés rencontrées par la Chine en matière de transport routier. En effet, selon Nius Diario,on estime que le nombre de camions circulant actuellement à Shanghai est inférieur de 20 %à ce qu’il aurait été normalement à cette période de l’année avant la pandémie.



